Le projet en une page : la proposition, les angles de lecture, les principes éditoriaux, les sources et les engagements d'honnêteté historiographique. Pour les curieux, les contributeurs et les vérificateurs.
La plupart des frises de l'histoire de l'informatique racontent une succession d'événements. Celle-ci raconte une anatomie : on décompose la machine en fonctions — se connecter, transporter, calculer, stocker, parler — puis on regarde année par année par quelle technologie chaque fonction a été remplie.
La proposition.
Pourquoi ce site existe
Une heatmap montre quelle technologie occupe quelle fonction en quelle année. Une encyclopédie répond à quoi. Un jeu fait vivre ce qu'on a appris. Mises ensemble, ces trois entrées forment ce projet : explorer 95 ans d'informatique sans déformation par la chronologie linéaire ni écrasement par le détail technique.
Le pari principal est qu'il faut au moins trois angles pour comprendre une technologie : sa fonction dans le temps (ce qu'elle remplace, ce qui la remplace), son contexte (qui, où, pourquoi) et son fonctionnement (comment ça marche, à différents niveaux). Au fil des itérations, ces trois angles se sont multipliés en onze.
Cumul : ~1 800 entrées indexées dans la recherche globale, 39 itérations de développement documentées dans le SUIVI projet.
Six principes éditoriaux.
Décisions qui structurent tout le contenu
Trois niveaux de lecture, jamais un seul
Chaque article propose novice / curieux / pro. Le novice ne survole pas, il lit le même contenu reformulé sans jargon. Le pro ne s'ennuie pas, il a accès aux détails techniques précis. Le commutateur est persistant entre articles. Les heatmaps héritent du même principe via leurs tooltips.
Une cellule de heatmap est un article potentiel
Chaque ligne de heatmap référence (ou peut référencer) un article. Inversement, chaque article a sa place sur une ou plusieurs heatmaps. La navigation bidirectionnelle tisse texte et matrice : un visiteur qui lit l'article TCP/IP voit où ça atterrit dans le temps ; un visiteur qui clique sur la cellule "1983" voit l'article complet.
Apocryphes signalés, pas masqués
Les phrases célèbres jamais réellement prononcées (Watson IBM 1943, Gates 640 Ko, Olsen DEC 1977, Ballmer iPhone) sont incluses avec leur étiquette « apocryphe ». Les masquer serait censurer ; les présenter comme vraies serait mentir. La distinction explicite est l'option éditorialement honnête.
Mythes corrigés sans condescendance
Quand une idée reçue est fausse (« 5G a propagé le COVID », « Mac n'attrape pas de virus », « TCP est sécurisé »), on la nomme, on corrige avec sources, puis on explique pourquoi on y a cru. Le « pourquoi » est aussi pédagogique que le « non, c'est faux ».
Pas de neutralité fausse
Quand un récit est culturel ou politique (le mot « hacker » dévoyé par les médias, l'invisibilité historique des programmeuses ENIAC, la décentralisation du Web3 partielle), le projet prend position avec sources. Le contraire — relativiser systématiquement — serait une autre forme de biais.
Le concret avant l'abstrait
On commence par une scène (« Un câble jaune épais traverse le bureau »), pas par une définition. La théorie suit, le sigle vient après l'image. C'est l'inverse de la pédagogie scolaire classique, mais c'est ce qui fonctionne pour un public hétérogène qui zigzague entre les niveaux selon son intérêt.
Engagements d'honnêteté.
Cinq promesses tenues
Sources vérifiées
Chaque article a une section Sources avec liens vers Wikipédia, RFC, sites officiels, articles académiques. Les chiffres (parts de marché, dates de RFC, débits) sont vérifiables.
Apocryphes signalés
Les 4 citations apocryphes incluses portent un badge rouge « APOCRYPHE » et un paragraphe explicatif sur leur origine douteuse.
Approximations admises
Les transitions en stacked area sont des estimations grand public, pas des données comptables. C'est explicitement noté dans la description et l'unit de chaque histoire.
Photothèque conservatrice
Aucune image binaire n'est réhébergée. Métadonnées locales avec licence vérifiée, image cible sur Wikimedia/IETF/Smithsonian. Permet de vérifier la licence avant tout usage.
Limites assumées
74 plages sur 1 671 ont les 3 niveaux de lecture (heatmap jeux-vidéo, 100 % couverte). Les 5 autres heatmaps restent à enrichir. Le SUIVI projet documente ouvertement le reste. Pas de prétention à l'exhaustivité.
Sources et vérifications.
Où le projet va chercher ses faits
Pour les articles encyclopédiques :
Wikipédia francophone et anglophone (premier niveau de vérification, jamais source unique).
RFC officielles via rfc-editor.org pour les protocoles réseau.
Computer History Museum (Mountain View) pour les artefacts matériels.
Sites officiels (CERN, NASA, IEEE, NIST, ANSSI, IETF, MIT) pour les déclarations primaires.
Articles académiques via Google Scholar pour les références de transformer, AlexNet, RSA, etc.
Pour les citations apocryphes, mythes et controverses, des croisements multi-sources systématiques :
BBC Reality Check (mémoire de poisson rouge).
NIST SP 800-63B (mots de passe).
ProPublica (biais COMPAS).
Newsguard (5G/COVID).
Études Nature (Wikipédia 2005).
Pour les statistiques de transitions, les sources publiques StatCounter, NetMarketShare, Gartner sont consultées avec leurs limites assumées (échantillonnage, biais géographiques).
Anatomie d'un ordinateur · V2 · 2026
Polices : Fraunces (titres), Inter Tight (texte), JetBrains Mono (interface technique). Toutes en Open Font License.
Stack : HTML5 / CSS3 / JavaScript ES6+ vanilla. Service Worker. Aucun framework. Aucune dépendance npm. node scripts/validate.js pour vérifier la cohérence des données.
Code : shared/theme.css, shared/markdown.js, shared/scores.js, shared/i18n.js, shared/pwa.js.
Construit en 39 itérations entre 2026-04-26 et 2026-04-29 (date de cette page). Licence du contenu éditorial : libre de consultation. Réutilisation : crédit du projet apprécié. Les images d'archives suivent les licences indiquées sur leurs cartes (page Photos).